Maria Valtorta L'Évangile tel qu'il m'a été révélé

17ème dimanche après la Pentecôte

20/11/2017

Le Livre d'Azarias.

17ème dimanche après le Pentecôte.

Celui qui obéit à la volonté de Dieu fait le bien autant que ses capacités le peuvent Dieu agit lui-même en celui qui obéit Cette union est absolue La bonne volonté : Quelle arme puissante pour vaincre !Celui qui a créé le monde peut accomplir des œuvres parfaites à partir de là Vous pouvez tout si vous vivez en fils de Dieu Le monde a tant besoin de vous !Maria Valtorta en butte aux attaques de Satan.

TEXTES DELA MESSE.

Introït: Psaume 118 (Hébreu 119), 1 - Psaume 136 (Hébreu 137), 1 – Psaume 123 (Hébreu 124), 1.

Collecte: Donne à ton peuple, Seigneur, d'éviter la contagion du démon, et de s'attacher d'un cœur pur à toi, le seul Dieu. Par J.C.N.S.

Epître: Ephésiens 4, 1-6.

Graduel: Psaume 32 (Hébreu 33), 12.6.

Alléluia: Psaume 101 (Hébreu 102), 2.

Évangile:Matthieu 22, 34-46.

Offertoire: Daniel 9, 17.18.19.

Secrète: Seigneur, nous implorons de ta majesté la grâce d'être libérés, par les saints mystères que nous célébrons, des fautes du passé et de celles de l'avenir. Par N.S.J.C.

Communion: Psaume 75 (Hébreu 76), 12-13.

Postcommunion: Que tes saints mystères, Dieu tout-puissant, opèrent la guérison de nos vices et nous apportent un remède d'éternité. Par N.S.J.C.

Dimanche 6 octobre 1946.

255>Azarias dit :

«Il te traite toujours avec miséricorde dans les grandes et les petites choses, avec une paternelle miséricorde, n'exigeant de toi que l'obéissance. L'obéissance a pour conséquence une vie sans tache volontaire, un cheminement selon la Loi du Seigneur et sa volonté. Dieu ne peut vouloir que le bien de ses enfants, c'est pourquoi celui qui obéit à sa volonté fait le bien pour autant que ses capacités le peuvent; et Dieu est content de cette mesure, parce que c'est tout ce que la créature peut lui donner.

L'obéissance a aussi un autre fruit: celui d'unir étroitement à Dieu. Heureux ceux qui peuvent dire ce que Jésus Christ a répliqué à ceux qui le réprimandaient1 : «J'ai toujours fait et je fais ce que veut le Très-Haut». L'obéissance unit étroitement à Dieu, elle fait presque fusionner avec Dieu par l'uniformité de la volonté, car alors Dieu veut le bien d'une créature qui veut le bien que Dieu veut d'elle. L'obéissance fait donc en sorte que Dieu descende avec son amour habiter en celui qui l'aime: l'obéissance est amour.

256>Et puisque le plus fort prédomine toujours (et dans ce cas le plus fort c'est Dieu), il s'ensuit que celui qui agit est Dieu, possesseur absolu de l'esprit fidèle; la créature n'accomplit plus alors ses propres actions2, mais les actions divines, tant elle est perdue dans le divin et dominée par lui. Enfin, les actions divines ne peuvent qu'être des actions saintes, exemptes de contagions diaboliques, comme le prie l'invocation de l'oraison.

Cette union absolue, ce don total à Dieu, cet anéantissement en Dieu en se dépouillant du "moi" pour être absorbé en lui - le "moi" est matériel et l'on ne peut entrer avec lui dans le Seigneur qui est pur Esprit - prédispose à cette union, don, humilité, charité, patience et mansuétude que Paul dit être essentielles pour pouvoir être de vrais chrétiens, unis au Christ, à Dieu et à l'Esprit par le lien de la paix entre frères, et de l'amour dans ses deux branches qui s'étendent, l'une au ciel pour embrasser le trône de Dieu, l'autre sur la terre pour caresser son prochain. Alors vous formez réellement un seul corps et un seul esprit, une unique chose avec le Seigneur, puisque vous avez une seule foi, un seul baptême, un seul Père qui est sur tous et en tout, et spécialement dans les membres du corps du Christ, ces membres vivants dans lesquels les grâces infuses vivent et vivifient réellement.

Être baptisé, confirmé, absous, avoir communié, c'est peu, si ce sont des dons inertes. Mais c'est tout, si la bonne volonté de la créature rend actifs les dons reçus par les sacrements, et transforme en réalité éternelle l'espérance qui égaie l'exil des envoyés de Dieu au grand peuple du Christ.

La bonne volonté ! Quelle arme puissante pour vaincre ! Comme le dit le graduel, du ciel le Seigneur regarde ses fils et les voit animés de la bonne volonté de le servir, même s'ils sont incapables de le faire parfaitement. Et alors, Dieu s'effraiera-t-il de votre incapacité à agir parfaitement? Dira-t-il peut-être: « Quoi qu'ils fassent, ils ne pourront entrer ici, dans mon paradis où ne pénètrent que les choses et les créatures parfaites, parce qu'ils sont aussi imparfaits que leurs actions » ?

257>Oh ! Non. Ce Dieu qui, d'un seul mot, a créé les cieux en rassemblant les molécules des gaz, et a ainsi créé les astres et la terre en réunissant les diverses parties répandues dans le cosmos pour en former cette masse solide qu'est votre monde, les masses ardentes que sont les astres, les masses liquides que sont les mers, et tout ce qui constitue l'univers, ne pourra-t-il pas accomplir des œuvres parfaites à partir de vos actions informes et Imparfaites, mais accomplies avec bonne volonté ?

Laissez-le faire avec foi, espérance et une vive charité : il agira. La sainteté est constituée par de la bonne volonté héroïque des fils de Dieu unie au pouvoir divin qui la complète, la rend parfaite. Et c'est si beau, ô hommes, que votre Père, qui est Dieu, soit celui qui prend ce que font ses enfants pour le rendre semblable à des choses faites par un dieu, en le complétant par sa bonté ! Nous, les anges, nous n'avons pas cela. Et c'est juste, toujours juste. Mais comme c'est beau, comme cela doit vous remplir de joie reconnaissante de penser que, pour le servir et l'aider dans la rédemption et dans l'apostolat, Dieu se sert des hommes et non des anges et que, pour transformer les hommes en dieux, ses fils, il se sert de sa puissance qui est tout amour !

Vous pouvez tout, pourvu que vous viviez comme des fils de votre Père qui est le Dieu Très-Haut. Vous pouvez même lui parler comme à un ami paternel, même lui demander de détourner la punition déjà prête pour les infidélités qui l'offensent, ou encore obtenir l'accomplissement des désirs audacieux qui surgissent dans votre cœur sous l'impulsion de l'amour enflammé.

Les désirs ! Les saints désirs! Sais-tu ce que c'est, Maria ? C’est le désir même de Dieu qu'il inspire dans le cœur de ses enfants, en particulier des plus aimants; ce sont des désirs d'autant plus audacieux que ces enfants de Dieu ont un plus grand amour du Père des cieux. Le désir de Dieu, inspiré par lui, est accueilli par la créature aimante qui le relance comme une Flèche d'or aux pieds du Père; alors l'esprit monte derrière cette précieuse flèche pour demander des choses qui semblent autant de folies à l'humanité: les actes de l'amour et la capacité de les accomplir pour sa gloire.

Oh ! Vous les amants qui faites vôtres les désirs de Dieu sur vous, vous êtes les fous sublimes à la suite de Jésus, fous d'amour jusqu'à la mort de la croix. Vous êtes les fous de la sublime folie de l'amour et du sacrifice. Lancez-vous ! Ne craignez pas !

258>Le monde a besoin de vous, fous de sainteté, pour obtenir encore miséricorde. Les âmes ont besoin de vous pour être sauvées. La plupart des âmes ne savent plus se sauver elles-mêmes. Leurs ailes sont brisées, déchirées, brûlées. Elles se traînent et s'avilissent par terre. Votre sacrifice et votre folie d'amour le redonnent des ailes et des yeux, ils ressuscitent en eux le désir des hauteurs pour qu'elles se lèvent de nouveau, cherchent Dieu et ouvrent leurs ailes...

Dieu veut votre soif d'amour, votre intarissable désir, car c'est l'accomplissement de ce saint désir qui les entraîne au ciel. La chair, le monde, le démon sont le piège qui les retient. Votre exemple brûle ce redoutable obstacle et met à leur cou le fil d'or de la charité qui les entraînera avec vous, en haut, en haut, au ciel, à Dieu.

Loué soit l'Amour qui vous inspire. Loué soit l'Amour qui agit. Loué soit l'Amour qui sauve. Loué soit Dieu, qui inspire les actes des saints. Loués soient les saints qui agissent avec le Christ. Loué soit l'Amour, l'Amour, l’Amour !

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ».

Nuit du 6 au 7 octobre. Je me réveille dans des souffrances d'agonie physique et l'Adversaire insinue, pour m'épouvanter : «Comment pourras-tu pour te présenter à Dieu, toi ? Le jugement... le châtiment...» Je réponds en luttant contre l'horreur : «Je ferai comme tous, depuis Adam jusqu'au dernier homme. Je mourrai. Et en plus, pour être sûre au dernier moment, je ferai confiance à la miséricorde de Dieu plus que jamais». Vaincu, il est parti. L'agonie physique aussi s'en est allée... Je me suis endormie, sereine, sur le sein de Dieu.

12 octobre, à 16 h 00. Insinuation mordante comme un venin de Satan (je suis sûre que c'est lui) : «Toi qui désires tant le ciel également pour retrouver ton père, saches que tu ne le trouveras jamais. Ni ton père ni ta mère. Là aussi tu souffriras». Je réponds pour adoucir le spasme de cette pensée : «Je ne souffrirai pas. J'aimerai Dieu. On ne peut souffrir de regret pour aucun motif lorsqu'on jouit de Dieu».

1 Jean 8,28-29.

2 Galates 2, 19-20.